Turin

Turin ne sonne pas pareil aux oreilles d’un supporter de football, d’un fervent catholique ou d’un passionné d’automobiles. Le premier pensera sans équivoques à la Juventus, le second au Saint-Suaire, quant au troisième cela lui évoquera sans doute le sigle FIAT ( Fabbrica Italiana Automobili Torino ).

Notre projet

C’est une tout autre raison qui nous amène ici: le Musée Egizio qui rassemble la seconde collection d’antiquités égyptiennes au monde, après le Musée du Caire.
A la suite de son passage à Turin en 1824, Champollion écrivait déjà: « La route pour Memphis et Thèbes passe par Turin »

Après le Musée du Caire et celui de Louqsor en Egypte, le British Museum de Londres, Le Louvre à Paris et le Neues Museum de Berlin, il nous fallait passer par Turin pour découvrir les collections du Musée Egizio qui comptent 6500 objets exposées. Par ailleurs, dans les réserves du Musée sont encore entreposées 26 000 pièces qui ne sont pas accessibles au public.

Mais aussi

Découvrir Turin en passant outre le cliché de « ville industrielle » que nous avions avant de partir.
Flâner dans les rues et sillonner les quelque 18 kilomètres d’arcades qui s’étirent le long des grandes artères.
Goûter le Bicerin, si apprécié par Alexandre Dumas. Préparée à partir d’expresso, de chocolat chaud et de lait, cette boisson typiquement piémontaise, originaire de Turin, se déguste dans un verre.
Prendre l’ascenseur du Mole Antonelliana (Musée du Cinéma) et s’élever dans la coupole, suspendu dans le vide, jusqu’à la terrasse panoramique qui domine la ville.

Prendre le train pour Avigliana (environ une trentaine de minutes) et visiter l’abbaye de la « Sacra di San Michele » située sur un piton rocheux. Le cadre de l’abbaye aurait inspiré Umberto Eco pour son livre « Le nom de la Rose ». Il faut compter deux heures de marche pour effectuer la grimpette jusqu’à l’abbaye.
Et puis, il nous restera un peu de temps encore pour nous rendre dans le Parc National des « Cinque Terre » et y visiter les 5 villages : Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore.

Voilà un programme bien rempli que nous vous proposons à partager…

Plan de la ville de Turin

Partout dans la ville, si on y prête attention, on découvre des représentations du taureau, emblème de Turin.
Ce sont des tribus celtiques, « les Taurinus », qui les premières s’installèrent dans la région. Mais ce fut durant la période romaine que l’Empereur Auguste fonda la ville et lui donna le nom d’Augusta Taurinorum. Le blason de la ville avec son taureau doré rappelle d’ailleurs cette origine.

Blason de la ville de Turin

De nombreux bâtiments affichent encore le nom latin de la ville.
Ci-dessous, sur le fronton de la basilique « Sanctuaire de la Consolata ».
La Porte Palatine: Seule la porte centrale est d’origine romaine et constituait à l’époque l’une des quatre entrées de la ville. Les tours sont des constructions de l’époque médiévale. Les créneaux, quant à eux, n’ont été ajoutés qu’au XVe siècle. Les deux statues en bronze à l’effigie de César Auguste pour l’une et de Jules César pour l’autre, sont des copies antiques qui datent de la période fasciste de Mussolini. L’ensemble produit un amalgame historique, mais après tout, l’Histoire, n’est-elle pas le résultat de toutes ces couches empilées?
C’est au visiteur à débroussailler tout cela en portant un regard critique sur ce qu’il voit.

Augusta Taurinorum

Les taureaux de Turin

Ephese
Ci-dessus : collection de têtes de taureau glanées au cours des balades dans les rues de Turin. L’influence de la culture romaine est toujours visible aujourd’hui.
Ci-contre : détail d’une tombe romaine sur le site d’Ephèse (Turquie).

Casa de Pingone

A quelques pas seulement de la Porte Palatine, à l’angle de la via della Basilica et de la via Porta Palatina, se trouve l’une des bâtisses les plus anciennes de la ville: « la casa del Pingone ». Rien à voir avec une quelconque « maison du pingouin »! Une plaque commémorative est apposée sur la façade de l’immeuble. On peut y lire:

Cette ancienne tour patricienne visible au-dessus du toit de la maison au coin de la rue est l’une des plus vieilles de la ville. Emanuele Filiberto Pingone (1525 – 1582) historien officiel de la cour d’Emmanuel Philibert, y vécut. (…)

Casa del Pingone

Visite du Musée EGIZIO