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CityEtEnvirons


Londres est une ville où l’architecture moderne s’exprime avec beaucoup de créativité. Tout le quartier de La City porte la marque de l’audace. Le modernisme High Tech traduit bien le concept de « l’esprit d’entreprise ».

Les tours de Babel

Concentrées sur une superficie d’un kilomètre carré, des tours de plus d’une centaine de mètres de haut se disputent la médaille d’or de l’originalité.
Terrain de jeu des architectes les plus innovants, la City connaît depuis 2004 une poussée verticale de son urbanisme. Tous les projets architecturaux les plus originaux sont possibles, parce qu’il n’existe quasi aucun interdit urbanistique, mis à part certains axes visuels sur la cathédrale St Paul, qui doivent être préservés.

Après la réalisation du Centre Pompidou en 1977 avec la collaboration de Renzo Piano, l’architecte Richard Rogers prit en charge les plans du nouveau building de la Lloyds de Londres (voir ci-contre).

Les plans de Richard Rogers suscitèrent une vive polémique. Le nouveau projet contrastait fortement avec les bâtiments anciens de la City, et en particulier avec le Leadenhall Market, celui-là même qui fut mis à l’honneur en 1997, par la saga d’Harry Potter.

The gerkhin

The gherkin

Et puis, vint « le cornichon »

The Gherkin, « le cornichon », tel fut le surnom donné par les habitants de Londres à cet édifice qui fut le premier gratte-ciel construit dans le quartier de la City. Il culmine à quelque 180 mètres de hauteur, soit la moitié de la hauteur initiale que prévoyait le projet de Norman Foster. Inauguré en 2004, le bâtiment devint rapidement l’un des symboles charismatiques de la capitale anglaise.
Au pied de la tour ovoïde, on peut admirer une oeuvre de l’artiste chinois Ai Weiwei (voir ci-dessous).

Ai weiwei

the gerkhin

Le Talkie-Walkie de Londres

Les 160 mètres de façade incurvée produisaient un effet de loupe.
Par beau temps, les rayons de soleil se réfléchissaient sur la paroi concave provoquant des dégâts dans le quartier. Plusieurs véhicules en stationnement, exposés à cette concentration de rayons
ont été endommagés: peinture de carrosserie brûlée, éléments en plastique de rétroviseurs fondus, …
La presse écrite anglaise avait relayé l’information en titrant:
Coup de chaud sur la capitale.
Un gratte-ciel fait fondre les voitures.

Une télévision britannique avait poussé la plaisanterie à faire cuire un oeuf au plat sur le trottoir.
On a finalement installé des ailettes verticales sur la façade pour résoudre les problèmes de surchauffe dus à la réflexion.

La Tamise

Northen and Shell building
Ci-contre: The Northen and Shell building dans Lower Thames street.

mutation urbanistique

Quelques dizaines de projets pointent à l’horizon. De nombreux chantiers sont déjà en cours. La cohabitation de ces nouvelles constructions avec les bâtiments historiques (La Tour de Londres et Tower Bridge) suscite de vives polémiques entre les partisans et les détracteurs qui craignent que ce nouvel Abu Dhabi européen vienne défigurer le paysage londonien. Le Prince Charles, lui-même, s’est engagé dans la mêlée en prenant fait et cause en faveur des détracteurs.

Projets en cours de construction et projets retenus

Buildings projects in London

De gauche à droite: The Scalpel 190 mètres, en construction, fin des travaux 2017The Cucumber 150 mètres, projet retenu, fin des travaux 2020 The Pinnacle ou Bishopgate Tower 278 mètres, en construction, fin des travaux 2019 The Blackfriars 170 mètres, en construction, fin des travaux 2018 The Can of ham 90 mètres, projet retenu

La construction de 250 buildings de plus de 20 étages est déjà planifiée. Londres pourrait prochainement ressembler au montage photographique ci-dessous.

Image réalisée par les studios Hayes Davidson

Projets gratte-ciel Londres

Les incontournables