Éruption du Vésuve

L'héritages des Pompéiens


Nous n’allons pas réécrire le scénario catastrophe des dernières heures de Pompéi, ni reprendre la chronologie des événements qui ont abouti à cette terrible tragédie humaine. D’ailleurs, les spécialistes ne forment pas un choeur unanime sur la question.

Par contre, ce que l’on sait, c’est que, bien malgré eux, les Pompéiens nous ont transmis un héritage archéologique exceptionnel. Il ne s’agit pas ici de quelques édifices qui auraient conservé leur splendeur d’antan, mais de toute une ville qui s’est figée en quelques heures, laissant ainsi aux archéologues un chantier de fouilles qui s’étend sur 66 hectares, et comprend quelque 1435 édifices dont 515 habitations.

Les fouilles sont d’ailleurs toujours en cours aujourd’hui, puisqu’il reste environ deux cinquièmes du site à explorer.
Dans le même temps, certains bâtiments déjà étudiés, bénéficient de campagnes de restauration.

Un point de détail:

Une date remise en cause

La date du 24 août de l’an 79 après J.-C. fréquemment avancée pour marquer la disparition de Pompéi est remise en cause par les spécialistes. Il est vrai que la plupart des manuscrits de Pline portent la mention des calendes de septembre (24 août de notre calendrier).
Mais, aujourd’hui, les historiens sont de plus en plus nombreux à penser qu’il s’agit là, d’une erreur de copie et d’estimer que l’éruption se serait déroulée en automne. Plusieurs indices étayent cette hypothèse : 1) De grandes amphores contenaient du vin nouvellement pressé. 2) Les braséros étaient allumés le jour de l’éruption 3) La découverte d’une pièce de monnaie dans la maison du « Bracelet d’or » apporterait une preuve irréfutable. En effet cette pièce de monnaie à l’effigie de l’empereur Titus n’a été émise qu’après le début du mois de septembre de l’an 79. Elle ne pouvait donc pas se retrouver ensevelie à la date du 24 août de la même année. Peut-être, doit-on dès lors placer l’éruption le neuvième jour avant les calendes de novembre, soit le 24 octobre de notre calendrier. Affaire à suivre.

monnaie au nom de Titus

Pompéi
Vesuve

En 79 après J.-C., personne ne sait que cette montagne est un volcan, car le Vésuve est resté inactif durant 15 siècles.
Pompéi est une petite ville de province, généralement paisible et prospère où il fait bon vivre. Elle compte de 12 000 à 15 000 habitants. Rien à voir avec Rome où l’on dénombre, à la même époque, un million d’habitants.

Pour se figurer ce que pouvait être la vie des Pompéiens d’alors, nous devons nous dépouiller de toute notre technologie d’aujourd’hui. Ce n’est pas une mince affaire, quand on observe nos contemporains en panne de « réseau » durant quelques heures. Adieu smartphones, internet, selfies et le cortège des applications numériques, adieu électricité et moteur à explosion, etc… J’arrête ici la liste, car on y passerait la nuit et vous devriez retrouver une lampe à huile pour continuer à me lire.

Lampe à huile

Il devait y avoir pas mal de circulation dans les rues de Pompéi. A certains endroits, on observe des sillons creusés dans la chaussée. On pourrait croire qu’il s’agisse d’usure.
Les archéologues pensent qu’ils ont été conçus par les constructeurs de la chaussée pour guider les véhicules à proximité des carrefours afin de leur faire éviter les bordures de pierre.
Les charrettes et les chariots produisaient, à leur passage, un ramdam qui devait couvrir la voix des marchands ambulants. La chaussée encadrée par deux trottoirs élevés (parfois 50 cm de haut) était généralement boueuse. Les jours de pluie, la partie centrale devait être impraticable pour les malheureux promeneurs.

Pour contourner cet inconvénient, les Romains avaient aménagé des passages, non point cloutés, mais surélevés, qui permettaient aux piétons de traverser la rue à sec sans se crotter les habits, tout en laissant un passage aux roues des chars et des charrettes.

Plan de Pompéi

A l’origine, Pompéi n’était pas une ville construite par les Romains. Elle fut tantôt conquise par les Étrusques, passa sous le contrôle grec et finit par intégrer l’Empire romain. Ce qui explique que son tracé n’est pas tout à fait à la romaine. Il y a par-ci par-là quelques distorsions dans le plan urbanistique. Les Romains structuraient leurs villes comme des camps militaires. Un axe nord-sud, qu’ils appelaient le « cardo » et un axe est-ouest, qu’ils nommaient le « decumanus » constituaient les artères principales de la cité.

Ensuite d’autres voies parallèles étaient tracées afin de créer un véritable réseau de rues qui a évolué au fil des siècles. Les noms antiques des rues de Pompéi ne nous sont pas parvenus.
Les dénominations actuelles sont des noms conventionnels que les archéologues leur ont donnés. La rue de l’Abondance doit son nom à la sculpture d’une corne d’abondance qui orne une fontaine. La ruelle des Squelettes, doit son nom à la découverte de quatre squelettes, …
Les lieux publics

Carte des lieux publics de Pompéi

À vous de choisir…

Préparation de la visite
Visite du site archéologique de Pompéi
Visite de la villa des Mystères
Visite du site archéologique de Pompéi
Liens Quartier VI
Visite du site archéologique de Pompéi
Visite du site archéologique de Pompéi
Visite du site archéologique de Pompéi
Visite du site archéologique de Pompéi
Liens Quartier IX
Glossaire

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